Médias et spiritualité

Quand Dieu et le diable s’en mêlent…

La publicité recourt parfois à des images et à du vocabulaire religieux, évoquant la tentation, le diable, Dieu. Utiliser un langage religieux est une façon de souligner la grande valeur de telle marque ou de tel produit.

Une publicité de 1936 pour la marque Frigidaire met en scène une représentation du diable. La température augmente, les humains en souffrent et cherchent des solutions. A l’évocation du nom de la marque, la représentation du diable s’évapore. Le produit triomphe des « méfaits du diable ».

Questions possibles pour discuter cette publicité:

  • noter les effets spéciaux qui ont été utilisés (transitions, accélérés, déplacements)
  • relever les rôles attribués à chaque personnages (stéréotypes, notamment en ce qui concerne Madame)
  • comparer la longueur des indications dites et écrites en début et fin de publicité avec les usages contemporains (moins d’éléments à retenir… mais plus d’efficacité pour ancrer une marque, un slogan?)
  • quelle comparaison peut être faite entre l’histoire racontée dans cette pub et celle qui met en scène « Dieu jouant au tennis »

La publicité joue parfois la carte d’un dialogue fictif avec la divinité, en s’inspirant du cinéma. Les films mettant en scène Don Camillo, interprété par Fernandel, s’inspirent des nouvelles écrites dès 1948 par Giovannino Guareschi. Don Camillo dialogue avec Dieu, comme dans l’extrait suivant:

La marque de pâtes Panzani a proposé pendant deux décennies des publicités mettant en scène un personnage similaire à Don Camillo. Exemple:

La saga publicitaire Don Patillo fait l’objet d’un programme intéressant proposé par Culture Pub. Un publicitaire estime que le concept à la base de cette campagne est une réussite: les pâtes seraient tellement bonnes que Dieu comprendrait qu’on cède à cette tentation.

Le personnage central est primordial dans un film, une série TV ou une publicité. Le public suit un personnage pour comprendre l’histoire qui se déroule. Il peut s’attacher à un personnage, et la mémorisation de l’histoire en est facilitée. Après avoir vu quelques épisodes, le public peut attendre une suite, anticiper ce qui pourrait se passer, se réjouir de découvrir d’autres péripéties avec une même base.

Don Patillo fait partie des personnages de publicité préférés des Français, avec les bouteilles Orangina, les bonbons M&M’s et Bibendum. D’autres personnages sont fameux dans la publicité française: la Vache qui rit, le Géant Vert, Oncle Benz, Monsieur Propre, Mamie Nova, Monsieur Marie… Ces personnages sont présentés comme des « accélérateurs de notoriété ».

Autre élément important dans une telle publicité: le « jingle », mélodie très simple et facilement mémorisable, à l’image d’un logo pour le côté visuel. En quelques notes et quelques secondes un slogan est répété, avec toutes les chances (risques?) d’être mémorisé à jamais. Qui n’est pas capable de fredonner la mélodie de « des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani »?

Discussions possibles:

  • décrire comment la lumière met en valeur différents éléments dans cette publicité
  • la publicité peut s’approprier des valeurs – même religieuses – mais elle en transmet aussi: quels exemples peuvent être cités?

Pour en savoir plus à propos du religieux dans la pub: 12 thèmes qui reviennent souvent.

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